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Impact sur la faune

Il est certain que créer une carrière bouleverse l’habitat des animaux qui vivent sur place. Les études réalisées par un cabinet indépendant visent à évaluer l’impact du projet pendant et après l’exploitation et à définir les mesures compensatoires à mettre en place pour le limiter au maximum, en particulier pour les espèces protégées.

Icône faune

Impact sur les chiroptères (chauves-souris)

Plusieurs espèces de chauves-souris sont présentes sur la zone du projet, notamment le Grand Murin, le Grand Rhinolophe et le Petit Rhinolophe. L’exploitation de la carrière entraînera la disparition de certains gîtes d’hibernation et de transit, affectant une part des populations locales. La modification du paysage pourrait en outre perturber les corridors de déplacement utilisés par ces espèces citées.

Barbastelle d’Europe ©F. SCHWAABBarbastelle d’Europe ©F. SCHWAAB
Grand Murin ©F. SCHWAABGrand Murin ©F. SCHWAAB
Grand MurinGrand Murin
Murin à oreilles échancrées ©F. SCHWAABMurin à oreilles échancrées ©F. SCHWAAB

Afin de maintenir de bonnes conditions pour les populations locales de chiroptères, il est prévu de construire sous le grand tertre, des galeries spécialement conçues pour ces espèces. Nous permettrons ainsi, non seulement le maintien des espèces présentes sur le site, mais aussi la croissance de leur colonie.

Impact sur les oiseaux

La carrière impactera plus de 34 espèces d’oiseaux protégées, notamment celles qui nichent dans les forêts et lisières. Environ 50,5 ha de milieux forestiers et 1,45 ha de milieux semi-ouverts vont ainsi disparaitre provisoirement. En revanche, les mesures compensatoires visant à reboiser le double des surfaces coupées sur le territoire vont largement compenser la perte des habitats sur site des espèces concernées.

Grimpereau des bois ©V. ROPITALGrimpereau des bois ©V. ROPITAL
Pic mar ©C. LEGEAYPic mar ©C. LEGEAY
Pic noir ©A. FOSSEPic noir ©A. FOSSE
Tourterelle des bois ©A. FOSSETourterelle des bois ©A. FOSSE

Autre impact intéressant : certains oiseaux, comme le Grand-duc d’Europe, pourraient coloniser les fronts de taille de la carrière une fois l’exploitation avancée. C’est ce que les ornithologues observent partout où de nouvelles carrières se créent en France, favorisant le retour de ces grands oiseaux autrefois menacés.

Impact sur les mammifères terrestres

Concernant les mammifères terrestres, le projet devrait notamment affecter le Chat forestier et l’Écureuil roux, dont les populations locales subiront une perte d’habitat. Comme pour les autres espèces, les mesures compensatoires visant à reboiser le double des surfaces coupées sur le territoire vont largement compenser la perte de leur habitat sur Jolival.

Chat forestier ©D.R. BLACKBOURNChat forestier ©D.R. BLACKBOURN

Impact sur les reptiles et amphibiens

Dans un premier temps, les reptiles et les amphibiens sur site pourraient être directement impactés par les travaux d’aménagement. C’est pourquoi il est prévu d’installer des pièges pour les capturer vivants afin de les relâcher dans des zones qui leur sont favorables à proximité directe du site. Des dispositifs au pied des clôtures existent pour empêcher leur retour pendant l’exploitation et les préserver ainsi du danger.

Après quelque temps, les milieux ouverts et les mares créées par l’exploitation de la carrière pourraient devenir favorables à certaines espèces de reptiles et amphibiens.

Impact sur l’entomofaune (insectes)

Concernant les populations d’insectes présents sur le site et en particulier coléoptères saproxyliques qui dépendent des bois morts, il est évident que le déboisement sur plusieurs phases impactera leur habitat le temps que les espaces soient réaménagés et reboisés. C’est la raison pour laquelle une étude complémentaire sur site a été réalisée entre mai et août 2025 par un bureau d’études spécialisé dans les domaines de l’aménagement du territoire et de l’environnement. Il en resort qu’aucune observation d’individus ni d’indices de présence d’espèces de coléoptères protégées n’a été enregistrée sur le secteur en question.

Coléoptères protégés absents Thiaucourt.png

Pour autant, le même bureau d’étude recommande la mise en place de zones d’îlots de sénescence au sein du massif forestier (où on laisse les arbres morts se décomposer naturellement sur place). Ces îlots sont recommandés pour favoriser le maintien de peuplements diversifié de coléoptères même s’ils ne figurent pas dans la liste des espèces protégées. 
Ainsi, 5 îlots de sénescence avec des arbres d’intérêt biologique à conserver entre les îlots d’un même secteur ont été proposés par un second bureau d’étude spécialisé sur ces questions. Afin de garantir l’application cet engagement, Thiaucourt Matériaux a rédigé une convention de gestion de type ORE avec l’exploitant forestier pour une durée de 99 ans.
Enfin, notons que certaines espèces d’insectes aujourd’hui très peu présentes dans le secteur bénéficieront des nouveaux habitats ouverts qui leurs sont favorables comme les pelouses calcaires créées par l’exploitation.